La notion de transparence est très importante dans les méthodes agiles type Scrum (mais pas uniquement là). C’est une façon d’être (être transparent) qui devrait être appliquée dans tous les cas (Agile, CMMI, qu’importe même aux projets sans méthode). Chez Scrum on associe la notion de transparence a celle de courage il me semble, sous-entendu : qui aurait envie d’aller se confronter à un client pour lui annoncer une très mauvaise nouvelle, ou qui a envie de prendre le risque de dénoncer le fait qu’il a échoué, etc, ce n’est jamais simple mais c’est essentiel.
Le mot courage est assez parlant, il faut l’associer dans notre cas à la maturité, l’expérience. A mon avis le courage de la transparence vient avec les années, avec l’expérience. Mais ici nulle question de moralité contrairement a ce que pourrait sous-entendre transparence que l’on rapprocherait de honnêteté, mais juste de réalisme économique, bref lorsque l’on travaille dans le privé : de maturité ! En effet, et c’est pourquoi j’insiste sur le fait que cela n’est pas exclusivement lié aux projets agiles, le fait de ne pas être transparent avec son client aboutira systématiquement par une perte de productivité et d’efficacité. Au plus tôt une anomalie est décelée, au plus tôt elle doit être traitée, au plus tôt un quiproquo voit le jour, au plus tôt il faut lever celui-ci. Tout ce qu’on laisse en chemin de façon délibérée (opaque) se retrouvera nécessairement sur notre route plus tard, et devra être traité avec des coûts plus élevés sans nul doute. C’est pour cela que je parle de productivité et d’efficacité au travers de la transparence. C’est une notion révélée par les méthodes agiles car elles nous obligent -par une constante itération et par mise à nu fréquente des résultats- à être transparent.
Suis-je clair ?
Je rebondis en fait sur un commentaire réalisé ce jour ici.
Cet article a été écrit par , posté le September 8, 2009 at 6:41 pm, fichier classé sous méthodes agiles and tagged courage, efficacité, honnêteté, productivité, scrum, transparence. Laisser un commentaire ou voir le détail de l'article et des commentaires sur ce lien.
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D’abord, merci de donner suite à votre commentaire dans votre blogue.
Dans mon billet, je n’ai pas voulu être moralisateur. Je voulais simplement amorcé, parfois poursuivre une réflexion sur le comportement de certain individu d’organisation, dans leur relation d’ « EXPERT » envers leur client, et les conséquences négatifs que cela peut avoir sur les ressources exécutantes du projet.
J’ai trop souvent participé à ce genre de projets ou encore envoyé par des patrons (croyant bien faire, j’en suis certain) m’envoyaient comme un « expert » d’une technologie X chez un client. Et une fois, rendu, je me retrouvais dans une situation, soit je jouais au sauveur sans compter les leurs (incluant les heures le soir, à rechercher de la documentation et épluchant les « user group » d’experts) ou encore par manque de compétence, je ne livrais pas exactement ce que le client pouvait s’attendre du dit « expert ». L’une comme l’autre, le client n’y trouvait pas son due !
Nous avons une profession jeune, il y a eu des erreurs, il y en aura encore ! Mais, il faut chercher à apprendre celle-ci pour essayer de faire mieux la prochaine fois.
Qu’on soit, transparent ou honnête, le terme n’est pas important. Il faut l’être envers nous-mêmes et nos clients.
Bonjour,
je ne crois pas que transparence = honnêteté.
La transparence, c’est pour moi : dire, montrer, rendre compte de ce que l’on fait avec clarté, sans rien cacher à l’autre ; cela ne veut pas dire que l’on est honnête pour autant ; tout dépend de ce que l’autre peut comprendre de la situation et analyser avec son niveau de connaissance. Ce n’est parce que l’on voit / entend quelque chose qu’on le comprend et que l’on sait à quoi s’en tenir. Si mon garagiste me montre une pièce défectueuse, cause de la panne selon lui, qu’il m’explique comment il a trouvé la panne et comment il compte la réparer, je n’ai aucun moyen de comprendre s’il a raison et s’il dit vrai. Je lui fais confiance ou pas. Et je n’ai pas trop le choix.
On peut donner un mauvais conseil, livrer un produit défectueux, en toute transparence (un rapport peut être bien argumenté mais faux; un produit est bien livré dans les temps et répond amais il n’est pas robuste) , soit par en mentant sciemment (c’est alors malhonnête) soit par incompétence (c’est honnête mais le résultat est le même , un echec).