me retrouver : |
smartview |
twitter |
speakerdeck |
linkedin |
3 derniers articles : |
Quand j’en vois, je sais que ç’en est |
Mix-it & Sudweb |
Lecture : l’empire des coachs de Gori & Le Coz, 2006 |
recherche | archives | catégories | à propos
En abordant ce sujet je me dis qu’il va falloir du temps pour voir émerger une vraie réponse et que probablement plusieurs, voire de nombreux billets seront nécessaires. Actuellement toutes les SSII s’interrogent sur comment surfer sur la “vague agile” mais se heurtent a un problème crucial : la contractualisation. Au passage, même si il consacre un chapitre, Ken Schwaber évacue rapidement la question sans vraiment y apporter de réponse.
Historiquement toute la relation projet entre un client et une SSII se base sur un engagement de résultat -le forfait- (je ne parle pas ici des régies, c’est autre chose). L’avant-vente est un moment éminément stratégique où l’on fixe définitivement le périmètre de cet engagement, notamment financier. De cela découle toutes une séries d’aberrations, par exemples :
Des fois, et heureusement beaucoup plus souvent qu’on ne l’imagine, si la phase d’avant vente n’a pas été fatale tout le monde a assez de maturité pour réorganiser les développements, les fonctionnalités et les objectifs au sein de cette chape de plomb représentée par cet engagement de résultat qu’est le forfait.
Je ne vais pas revenir dessus mais c’est clairement en partie pour palier à ces problèmes que les méthodes Agiles rencontrent un tel succès. La transparence et l’implication étant les maitres mots on évite de nombreux écueils, on se focalise sur le ROI, etc etc. Très bien. mais comment facturer cela ? Comment expliquer à votre client : à la fin de notre collaboration vous devriez avoir ceci et cela, au lieu du beaucoup plus rassurant : à la fin de notre collaboration vous aurez ceci et cela. Même si, et j’en suis convaincu, ce que vous devriez avoir aura bien plus de valeur que ce que vous aurez, difficile de faire avaler la pilule ! Surtout avec certains préjugées autour des SSII, et la réalité qui veut qu’il s’agit d’entreprises comme les autres qui vivent de leurs bénéfices.
J’évacue pour l’instant ici la question de la responsabilité (autre complication de la contractualisation Scrum qui veut que la responsabilité soit portée par l’équipe et par le product owner -le client-). Allez expliquer à votre client que le projet a échoué à cause du product owner, c’est à dire lui-même… J’évacue aussi pour l’instant les questions de contractualisation des appels d’offres publiques…
Bref comment contractualiser un projet Scrum (a équivalence de la contractualisation d’un projet classique forfait) entre une SSII et un prospect ?
Une méthode émerge actuellement. Ce n’est qu’une étape et elle ne répond que partiellement au problème. Elle semble fédérer cependant un peu tous les acteurs. J’en trouve un écho dans cet article (merci Christophe). Il s’agit de réaliser un Sprint 0, ou une étude initiale qui va permettre :
L’objectif de ce “sprint 0″ est d’obtenir une évaluation suffisamment précise qu’elle puisse donner assez de garanties sur le “devriez avoir en fin de projet“. Etude qui devrait d’ailleurs définir ce que l’on appelle “fin du projet”… Bref, malgré cette étude, et connaissant le lourd historique commercial qui pré-existe, vous avez toujours un gros risque d’entendre dire : “bon puisque nous avons maintenant assez de visibilité nous pouvons contractualisé un engagement de résultat de type forfait ? non ? “. Là, a vous de ré-expliquer toute la pertinence d’utiliser les méthodes agiles et d’organiser une facturation par cycle de 2 ou 3 sprints.
Enfin on peut estimer grosso-modo que ce sprint 0 nécessite une charge de 5 à 10j (certains vont s’arracher les cheveux que je puisse donner ainsi, ex-nihilo, dans le vide, des chiffres…). La réalisation de ce sprint 0 sous-entend naturellement aussi que vous avez déjà gagné une première étape commerciale.
Rien n’est simple avec Scrum, sauf Scrum lui même.
This entry was written by , posted on September 5, 2009 at 2:03 pm, filed under méthodes agiles, scrum and tagged contractualisation, ken schwaber, product owner, scrum, sprint. Leave a comment or view the discussion at the permalink.
Lors des appels d’offres auxquels je suis confronté, on oppose souvent eZPublish & Typo3. Je propose le plus souvent eZPublish. Pourquoi choisir eZPublish plutôt que Typo3 ? Concernant cette question chacun peut défendre sa chapelle avec des arguments techniques et fonctionnels solides.Pour de multiples raisons je préfère aujourd’hui et de loin eZPublish (cela pourrait changer, mon avis n’était pas aussi tranché il y a un ou deux ans). Je ne vais pas maintenant détailler pourquoi, mais je peux rapidement mettre en évidence deux défauts qui me paraissent rédhibitoires de Typo3 sur le plan de la productivité.
Typo3 possède un langage de script propriétaire (le typoscript), qu’il soit bon ou mauvais peu importe, mais il est très long à prendre en main. Si donc une nouvelle équipe est amenée à intervenir sur un projet Typo3, la charge liée à sa montée en compétence est plus lourde que celle du PHP standard de eZPublish. Trouver un développeur est aussi moins simple que de trouver un développeur PHP. Problème de productivité donc. Le deuxième point est aussi lié à typoscript, on doit le modifier dans l’interface web du backoffice. Ceci interdit l’utilisation d’un gestionnaire de source classique type Git ou Subversion. C’est donc très dommageable, le script ne peut être modifié que par une seule personne à la fois. Problème de productivité encore.
Ces deux défauts ne sont pas anodins. Ils handicapent fortement le TCO (le fameux coût de revient global) d’une solution comme Typo3. eZPublish quand à lui n’utilise que des standards : PHP. De fait il est bien plus ouvert même si Typo3 est la solution 100% communautaire.
This entry was written by , posted on September 4, 2009 at 11:32 am, filed under opensource, php and tagged ezpublish, typo3. Leave a comment or view the discussion at the permalink.