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Richesse des modes de communication

J’ai pu récemment mettre en oeuvre un atelier très intéressant “Offing the Offsite” de James Shore . Son but est de mettre en évidence la richesse de la conversation (sous entendu générée par une user story dans le mode agile) face à la complexité d’écrire ou de lire une spécification. Je résume l’exercice mais je vous encourage à aller voir la page de James Shore. Il fournit tous les éléments en PDF, ainsi qu’un scénario. On délivre à la moitié des participants une feuille A4 avec un dessin tarabiscoté, on leur demande d’écrire la spécification qui permettra de réaliser ce dessin. 10mn passe, on appelle l’autre moitié des participants et on leur demande de réaliser les spécifications, ils ont 10mn. Dans l’exercice 2 on prend soin de changer les dessins tarabiscotés. Puis on demande aux personnes de décrire à leur partenaire, par le biais d’une conversation, les spécifications du dessin. Les “développeurs” ne peuvent naturellement pas voir le dessin (10mn à nouveau). Sans surprise on percevra l’évidente richesse d’une communication orale sous forme de conversation, à celle froide d’un document écrit (je renvoie aussi ici au diagramme proposé par Alistair Cockburn placé ci-dessus).

DESSIN ORIGINAL

Spécifications écrites

Conversation

Sur le second c’est encore plus flagrant (en cliquant sur les images, vous pouvez avoir les versions grandes tailles). J’ai du charger la luminosité ou les contrastes afin de faire ressortir les traits (d’où l’effet baveux…)

DESSIN ORIGINAL

Spécifications écrites

Conversation

Durant cette session j’ai pu faire ressortir deux écueils présents lors de la phase de spécifications écrites qui disparaissaient avec la conversation :  des problèmes de terminologie (“mais qu’a-t-il voulu dire par là ???”), des problèmes de déséquilibre entre la sur-qualité de certains éléments : on s’applique à faire quelque chose que l’on pense avoir compris, et l’absence d’éléments que l’on a omis. La conversation permet la reformulation si il y a un problème de terminologie. Elle permet aussi de dire : “c’est bon, c’est assez, inutile d’aller si loin”, et “tu as oublié ceci ou cela”. C’est évident mais toujours très instructif.

Elémentaire mon cher Watson.

This entry was written by pablo, posted on August 25, 2010 at 7:33 pm, filed under méthodes agiles, scrum and tagged , , , , , . Leave a comment or view the discussion at the permalink.

fiche de lecture : Karmic Management, Roach/McNally/Gordon

Autre lecture cet été, Karmic Management, de Roach, McNally et Gordon. 150 pages qui se lisent en 1 ou 2 heures chez le coiffeur ou sur la plage, le soir dans le lit.

Bon allons-y avec des pincettes. Il s’agit d’appliquer des préceptes bouddhistes au management. Gasp. re-gasp. Si j’ai lu ce bouquin c’est que l’un de mes associés me l’a conseillé. Il retrouve en partie dans ces préceptes notre façon de faire. Je ne peux pas le contre-dire. Si lui-même a lu ce livre c’est que l’un de nos clients lui a conseillé : “vous faites du Karmic Management !”. Avant de se sentir honoré il fallait jeter un œil à cette chose.

Si j’exclus les côtés mystiques mais rigolos, notamment les sagesses antiques qui ouvrent les chapitres :  ”Pas cela, ni cela non plus”, “la ligne qui nous sépare est artificielle”, “tes problèmes sont ta voie”, “aucune action n’est jamais perdue” ; ou les aspects mercantiles qui achèvent le livre (tel séminaire, tel livre, tel session, voire une hot-line karmic, etc.), j’y trouve des choses intéressantes. Notamment l’idée forte du Karmic Management qui veut que toutes les réussites que vous allez pouvoir promouvoir, générer, réaliser autour de vous augmenteront votre propre réussite.

Je ne sais pas si cela “marche”. Je sais que je fonctionne ainsi et que j’ai souvent pu avoir la bonne surprise de voir des succès découler de ces engagements. Autre idée formulée de façon intéressante : les problèmes sont vos amis. Car ils mettent en évidence les obstacles qui vous empêcheront de réussir vos projets. Il faut donc les embrasser pleinement et dès qu’ils se présentent. Ce point est à rapprocher de l’introduction de Scrum dans une organisation : c’est un révélateur des problèmes sous-jacents de l’entreprise (j’essaye d’être assez agile pour retomber sur mes pieds… ).

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This entry was written by pablo, posted on August 22, 2010 at 11:08 am, filed under gestion projet and tagged , . Leave a comment or view the discussion at the permalink.

fiche de lecture : Scrum, guide pratique, Claude Aubry

En ce début d’été j’ai pu le lire le livre de Claude Aubry. Je consulte régulièrement son blog (j’y retrouve deux sources d’intérêts : l’agilité ET le rock’n roll), lis ses tweets, et j’ai pu croiser celui-ci (assez brièvement) lors d’une présentation Scrum autour de Montpellier.

Ses posts (blog) sont généralement simples (dans le bon sens du terme) et efficaces. Je m’attendais donc à quelque chose du même acabit. Mais en me disant : encore un bouquin sur Scrum, sur l’agilité… Il y en déjà pas mal, et des bons, enfin, la littérature disponible sur le web est pléthore. Bref l’exercice n’est pas facile.

Mais disons le tout de suite, ce livre est une réussite et l’épreuve est passée avec brio.

Premier bénéfice évident :  un livre qui aborde et regroupe beaucoup d’informations concernant Scrum en français. Cela manquait et c’est très bien. Beaucoup de gens ne sont pas forcément à l’aise avec l’anglais et cela pouvait être une source de blocage ou de quiproquo (et donc de rejet de Scrum).

Deuxième évidence : Claude a sacrément creusé son sujet. Il ne mégote pas sur la qualité, mais aussi sur la quantité. Il a beaucoup de contenu. Beaucoup de sujets sont triturés, fouillés (théorie, pratique). Il a une approche très cadencée : thème A, point 1, point 2, point 3, etc. On va donc pouvoir se servir de ce livre comme référence, ce n’est pas un simple ouvrage pédagogique, d’initiation, d’introduction, c’est aussi un manuel (…hum… un guide ? ah oui. c’est ça).

Enfin Claude est un bon vulgarisateur (dans le bon sens du terme). Tout est expliqué clairement et semble couler de source. En cela j’imagine que Scrum l’a aidé.

Pour finir, la réussite du livre tient dans ces 3 facteurs. On a un ouvrage qui va permettre au débutant de se plonger facilement et entièrement dans Scrum, tout en demeurant avec le temps un manuel de références et de rappel des bonnes pratiques pour quelqu’un de plus avancé sur le sujet.

J’en recommande la lecture à tous (avec en fond sonore le dernier album 2009 des Black Crowes qui se transcendent avec l’âge : “Before the frost”).

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ps : En tant que lecteur j’apprécierai pour son prochain livre soit un recueil de retours d’expériences ; soit un approfondissement de la problématique de la conduite du changement à mener dans une organisation avec l’introduction de l’agilité et de Scrum.

ps 2 : Il trouve le moyen de caser Led Zeppelin dans son livre, j’admire.

This entry was written by pablo, posted on August 18, 2010 at 6:34 am, filed under méthodes agiles, scrum and tagged . Leave a comment or view the discussion at the permalink.