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KanBan, Le cheval de Troie

En ce moment beaucoup de choses sont dîtes sur KanBan, et cette approche agile semble avoir le vent en poupe. J’en suis ravi et je ne suis pas surpris : de nombreuses choses imposées par Scrum (et XP) qui freinent les entreprises dans leur adoption ne sont pas présentes dans KanBan, par exemple : la redistribution des rôles, ou la recomposition des équipes. La principale force de KanBan est de permettre une modélisation du flux sur l’existant, puis de le faire évoluer. Je ne sais plus de qui sont ces mots (Mike Cohn peut-être) mais quand Scrum opère une révolution, KanBan propose une évolution. On comprendra alors aisément que de nombreuses entitées soient plus tentées par KanBan que par Scrum. Et donc KanBan pourrait probablement bien plus que Scrum dans les entreprises être le cheval de Troie des méthodes agiles.

Mais

Car il y a -à mon avis- un “mais”.

(more…)

This entry was written by pablo, posted on July 16, 2011 at 8:57 am, filed under kanban, lean, méthodes agiles, scrum, XP and tagged , , , , . Leave a comment or view the discussion at the permalink.

ALE 2011 à Berlin 7-9 septembre une conférence spontanée autogérée

Je n’ai pas trouvé de traduction évidente pour le terme “unconference” qui décrit des conférences organisées et menées par les participants eux-mêmes. La première conférence du ALE Network (Agile Lean Europe) ne pouvait pas mieux porter son titre. En effet depuis XP2011 à Madrid (et bon sang, il me faut écrire mon feedback du 12 mai car il en traite beaucoup) et le lancement de la première conférence ALE 2011 à Berlin sous l’impulsion -énorme- de Olaf Lewitz on peut voir littéralement émerger une conférence dont la cible est 200 participants, avec 3 mois de préparation et 40 organisateurs. Un défi. Impensable sur la papier, mais les faits montrent que cela semble marcher. Tout est géré au travers du “cloud” (avec Basecamp, Mindmeister, Google apps & Skype). La débauche d’énergie que l’on constate est ahurissante. On a l’impression qu’il y a des appels skype au travers de toute l’Europe tous les soirs. C’est proprement hallucinant. Je disais à certains que cela me donnait l’impression d’être dans un peloton de cyclistes dans un sérieux col, et soudain d’être complètement décroché par une accélération du groupe (car j’essaye humblement de participer, mais je vous assure que par faute de temps je ne suis pas à la hauteur).

La nature et l’engouement autour de cet évènement me pousse à vous encourager à vous y inscrire et à y participer (même si naturellement il faudra comprendre l’anglais, notre esperanto bon gré mal gré).

Pour cela vous pouvez vous pré-inscrire ici : http://ale2011.eu/pre-registration/et avoir une réduction de 50 euros (et pour info je me suis pris un vol Paris/Berlin A/R pour 115 euros …).

Vous pouvez aussi proposer votre propre présentation (en anglais aussi) : http://ale2011.eu/call-for-papers/

Enfin les sponsors sont naturellement les bienvenus : http://ale2011.eu/sponsors/ (déjà Nokia, Agile42, JBBrains, Pair Coaching et Agile Alliance se sont portés candidats).

Je vais essayer de traduire en français les textes les plus importants (et les documents pour la presse) n’hésitez pas à me communiquer les informations qui pourraient vous intéresser à ce sujet.

 

This entry was written by pablo, posted on June 6, 2011 at 7:52 am, filed under conférences, kanban, lean, méthodes agiles, scrum, XP and tagged , , , , . Leave a comment or view the discussion at the permalink.

XP2011, feedback 11 mai

La conférence XP2011 s’est déroulée la semaine dernière à Madrid, j’ai eu le plaisir d’y participer. Cela fera l’objet de plusieurs articles sur ce blog car ces deux jours ont été assez denses et pas mal de choses m’ont paru assez intéressantes pour être évoquées.

Je vais commencer ici par vider mon carnet de notes et vous décrire à peu près mon itinéraire. Voici un état des lieux du premier jour.

J’avais décidé de participer aux deux jours orientés conférences (et je n’ai donc pas assisté aux ateliers du mardi ou du vendredi). Quand j’arrive mardi soir vers 22h30, il fait bon (c’est Madrid), et la plupart des participants sont au bar en face de l’hôtel à déguster des “cerveza” et des tapas. J’y fais rapidement la connaissance de Jurgen Appelo (@jurgenappelo) et je découvre que le Olaf Lewitz de twitter (@OlafLewitz) est un sacré gaillard.

La première journée de conférence débute par une keynote “Still no silver bullet” de Esther Derby (@estherderby) sur laquelle je reviendrai mais qui met en évidence une boucle (qui peut s’avérer sans fin) entre ce que va préconiser l’agile et les contraintes des compagnies actuelles, entre centralisation et décentralisation. Elle insiste aussi sur le rôle des métaphores et notre grande réceptivité à leur sujet. Elle rappelle que l’état actuel des choses: mener les compagnies en fonction de budgets établis tous les trimestres est juste absurde. Et surtout elle nous demande  de soigner ce diamant qui représente la communication entre la connaissance contextuelle, et la connaissance du moment, au jour le jour (voir l’image ci-dessous).

Esther Derby semble être une femme assez rigolote et amicale, toujours sympathique lors des discussions off. (Mais c’est le cas de tout le monde lors de cet évènement). Elle glisse au passage que notre “awareness” (sensibilisation) aux bonnes pratiques démarre avec une réflexion sur nous même (et je cite “presque avec votre psychanalyste” // analyst coach).

 

Cette première keynote est très intéressante et je décide donc d’enchaîner avec une session de discussion avec Esther Derby dans la foulée. Cela se révèle un chouïa moins passionnant car plus attendu, sans surprise. On revient sur certains concepts évoqués lors de la keynote.

Solidement attaché à mon siège je reste dans la salle (au passage l’hôtel est sympa sans être extraordinaire). Débarque une dame aux cheveux multicolores -réellement-. C’est Kati Vilkki (de chez Nokia). S’ensuit une discussion ouverte, très intéressante. Elle met en exergue ce qui pour elle constitue une série d’illusions :

  • illusion de la hiérarchie (la hiérarchie n’est absolument pas respectée, l’idée que la hiérarchie est bien établie et fonctionne est fausse)
  • illusion du “command & control” (on croit pouvoir vraiment commander et contrôler, c’est souvent faux).
  • illusion de la notion de “power is elsewhere” (on croit que le pouvoir est ailleurs, que l’on a pas les moyens de certaines actions, c’est faux)

Mais qui donc forme les managers à devenir manager s’interroge-t-elle ? (et je ne peux que penser : et qui donc forme les coachs agile à devenir coach…).

C’était une discussion passionnante, franche, directe. Kati Vilkki parait saine, simple, efficace. J’ai beaucoup apprécié…et impossible de l’oublier avec sa chevelure multicolore !

J’en profite pour mettre en évidence un fait : cette conférence est celle des femmes : Esther Derby, Kati Vikki, Elizabeth Keogh (et Mary Poppendieck qui traînait aussi par là). Et tant mieux !

L’après midi démarre pour moi avec un speech de Jurgen Appelo (@jurgenappelo) sur “purpose of leadership & governance” (les slides sont ici !) durant lequel Jurgen se réfère assez à l’aventure actuelle du ALE network. Les conférences de Jurgen sont précises et efficaces. Son approche a été en 4 points :

  • On manage par des contraintes et pas en imposant des règles
  • Il est essentiel de protéger les équipes et les ressources partagées (il fait appel à la tragédie des biens communs)
  • Bien comprendre les buts et objectifs de chacun (et notamment le but intrinsèque, le but extrinsèque, et le but émergent, j’y reviendrai)
  • Objectifs : ne pas fixer d’objectifs numériques

Et c’est par une grande rencontre ALE Network (quelles actions souhaitons nous mener ?) que je poursuis l’après-midi (voir la photo de Olaf Lewitz @OlafLewitz ci-contre). Vous retrouverez les résultats de ces groupes de réflexion sur le site ALE Network (mais j’aurais l’occasion d’en parler à nouveau). Nous avons fonctionné par groupe de réflexion de 5/7 (avec le moins possible de nationalité en doublon : facile pour moi j’étais le seul français à cette réunion, et globalement les français ont représenté 1% des participants…) et nous avons essayé de faire émerger des idées pour mettre en action ce ALE Network. Pour les résultats je vous renvoie à la galerie de Olaf Lewitz (merci à lui)

La soirée se termine par une sortie de tous les participants ( ~ 250 selon les organisateurs) dans un restaurant archi-bruyant (et pas terrible terrible). J’ai cependant eu le plaisir de faire la connaissance de toute une équipe bordelaise de chez f-secure.

Ester Derby voulait lancer un “Werewolf” (soit un loups-garous de tiercelieux) en soirée mais tout le monde a été bien assommé par cette terrible salle du restaurant. Donc dodo avant d’attaquer la journée suivante.

 

Feedback sur le jour suivant

This entry was written by pablo, posted on May 15, 2011 at 5:14 pm, filed under conférences, kanban, lean, méthodes agiles, scrum, XP and tagged . Leave a comment or view the discussion at the permalink.

Anatomie d’une mission agile / Sudweb 2011

Dans quelques dizaines de jours, le 27 mai plus exactement, à Nîmes, j’aurais le plaisir de faire une session autour de l’agilité lors du premier sudweb, 2011 donc. Il reste 24H chrono pour acheter des places !

Je tiens d’abord à saluer l’effort réalisé par ce groupe d’aventuriers : déclencher ce type d’évènement, avec ce standing (salle, vidéo, traiteur, orateurs étrangers), dans notre région… Bravo, hats off !

Pour ma part je dois représenter le quota gardois. eh eh.

Au début je me suis interrogé, je suis la seule session typée méthodologie, qui plus est : agile. Naturellement il y a plein de très bonnes raisons pour que le web embrasse cette méthodologie, donc pas trop d’inquiétude malgré tout. De plus je perçois un dessein dans la programmation (si, si) : achat (de prestations web), méthodologie (agile), outillage (cloud), politique/valeur (web & humanitaire)… Par la suite des aspects plus techniques. Mais malgré tout il me semble que l’on prend du recul, que l’on cherche à aborder les sujets d’une façon plus globale, plus riche.

Tant mieux, ma session aura pour but de présenter un retour d’expérience au sein d’un grand éditeur (que je ne nommerai pas, trop de contraintes bureaucratiques et juridiques). 9 mois au compteur dans le déploiement de l’agilité chez ces gens, gens ? si j’osais je dirais copains désormais (tout un plateau me dit “bisous” en forme de boutade parfois quand je rentre dans le sud, con). Au delà de ce retour d’expérience -fil rouge-, il s’agira avant toute chose de décider les décideurs à se décider (j’ai un copyright sur cette phrase lourdingue). Je ne rentrerai presque pas (ou pas du tout si c’est possible) dans les questions : qu’est ce scrum, xp, kanban ? C’est à mon avis un acquis. Et d’ailleurs si cela ne l’est pas, cette connaissance n’est pas obligatoire pour comprendre mon propos, et elle se retrouve facilement sur … le web.

Voilà en espérant vous croiser à Sudweb.

Le premier slide de la session durant laquelle (en terme de présentation) je vais essayer de réconcilier mes études littéraires/cinématographiques avec mon métier d’aujourd’hui… (je pense qu’il est trop tard pour qu’ils annulent ma session ah ah ! ): (pensez à réviser les Monty Python dès ce soir sur Arte !)

 

Ps: C’est une conférence NO WIFI ! avec des humains dedans ! N’amenez pas ou éteignez vos téléphones, ça serait trop con de louper l’occasion de discuter avec de vraies personnes.

This entry was written by pablo, posted on May 1, 2011 at 3:27 pm, filed under conférences, kanban, méthodes agiles, scrum, XP and tagged , , , , . Leave a comment or view the discussion at the permalink.

La dette technique selon Uderzo & Goscinny

 

Hello, après avoir rapidement jetez un oeil du côté de la loi de Parkinson, voyons aujourd’hui la notion de dette technique. Pour l’historique de cette notion assez simple mais ô combien efficace : wikipedia. Grosso modo l’idée est que, à chaque fois que vous réalisez “à la vite” du développement (généralement parce que quelqu’un exige une date de livraison trop difficile à tenir et donc que la qualité disparaît, ou parce que vos pratiques de développement ne sont pas assez pointues -TDD, Unit Test, Pair programming, refactoring, etc-.) ce même code vous demandera de payer des intérêts à terme. A chaque fois que vous reviendrez sur ce code, une somme de travail supplémentaire due à sa mauvais qualité sera -en plus- nécessaire. Comme une vraie dette, celle-ci peut s’accumuler jusqu’à rendre complètement inerte une solution, un produit, etc. Rappelez vous bien que votre code n’est pas un capital mais est un coût : les plusieurs millions de lignes de code d’un code ne sont pas une richesse mais une contrainte.

 

 

Comme le montre ce diagramme (de Agilitrix 2010, ;) ça tombe bien avec le thème… ) si vous ne résorbez pas la dette technique, vous obtiendrez un “dead core”. Un produit foutu.

Je viens de passer quelques jours en Suisse en mission, j’en profite afin de mieux exprimer cette idée de dette technique de faire appel aux idées de Uderzo & Goscinny : à chaque que vous laissez filer votre bout de pain, votre code, sans faire attention, vous accumulez du fromage partout dans votre application qui va -peut à peut-  l’empêcher d’avancer, jusqu’à un immobilisme certain (c’est l’application que vous jeterez dans le lac). Il est toujours difficile de convaincre les décideurs mais il est parfois nécessaire d’investir la résorption de la dette technique. (merci encore à Frédéric pour son inspiration). Cliquez sur l’image pour y accéder de façon lisible.

 

 

This entry was written by pablo, posted on April 12, 2011 at 1:48 pm, filed under gestion projet, management, méthodes agiles, technologies, XP and tagged , , , , , . Leave a comment or view the discussion at the permalink.

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