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Eclipse, haine et amour

Là là, làlàlà impitoyyaabllleeuuuu !

Non, désolé, mais cela ressemble fort à un post inutile (que les gens sensés s’arrêtent ici svp)*. Je ne cesse d’utiliser et de ne pas utiliser Eclipse. Je tergiverse devant l’éternelle question ultime du développeur dont la vie se résume à quelques bits : mais bon sang mais bien sûr quel éditeur (de code) vais-je donc utiliser ? Dans l’opensource (comme on dit “chez les restaurateur”) l’empreinte mémoire, c’est à dire la place prise en mémoire par un processus, c’est très important. On regarde de haut un outil gourmand. Et bon sang Eclipse, et Java plus généralement, sont de sacrés consommateurs de mémoire. D’où ma résistance (souvent enfoncée) à Eclipse (faut-il rappeler que je ne développe que très rarement en Java, mais surtout en PHP, voire en Python**). Cette “lourdeur mémoire” est à mon avis un des éléments fondateurs de ce désamour qui existe depuis longtemps entre l’Opensource et Java. Mais bon, Eclipse a tout pour séduire : références croisées d’un simple clique, découpage des objets (outline), lucène, tout un tas de plugins puissants et j’en passe, cerise sur le gâteau avec XDebug embarqué le tatonnement pas à pas dans le code est un délice. Mais je m’égare, ma machine râme, pédale, crachote, je fais un top (* commande unix/linux qui indique les processus en cours et leurs consommations CPU et mémoire), et je m’étouffe ! P***n java, p****n Eclipse. Ni une, ni deux, je bascule sur gedit (avec ctags). Là c’est léger, c’est rapide. Et puis j’erre dans le code, le teint pâle, le regard morne, où sont donc passés toutes ces fonctionnalités pratiques et efficaces, en un mot productives… Allez essayons Eclipse, l’éternel recommencement***.

* ma femme regarde Desperate Housewives à côté, c’est ce qui a du inspirer ce titre
** faire du Java et ne pas utiliser Eclipse là c’est un scandale
*** merci aux plus malins de ne pas m’indiquer d’acheter une meilleure machine ou de la mémoire, j’y ai déjà pensé.

This entry was written by pablo, posted on September 22, 2009 at 7:14 pm, filed under opensource, technologies and tagged , , , , , , . Leave a comment or view the discussion at the permalink.

MySQL dans la tourmente mais toujours en progrès

MySQL

MySQL

Où en est MySQL ? en plein paradoxe a priori. D’abord les choses qui fâchent : La société est rachetée voilà à peu près 1 an et demi par SUN. Manifestement elle reste KO debout. On ne connait ni la roadmap qu’envisage Sun, ni si ils vont garder le modèle économique de la base de données opensource la plus répandue au monde. En décidant un silence radio de 6 mois suivant le rachat Sun n’arrange rien. Et ça bouge, en interne, certaines grosses pointures quittent le navire. Pas mal de choses assez excitantes semblent oubliées ou dans une impasse : par exemple Google devait intervenir sur une partie du code de MySQL (des plugins de recherches et d’analyses syntaxiques probablement), disparu, oublié. Heureusement rassurent certains, Sun est une boite qui va comprendre MySQL, et ce n’est pas l’un des gros comme Oracle ou Microsoft ou IBM. A ce sujet -bien embarrassé d’avoir laissé filer InnoDB chez l’ennemi (racheté par Oracle il ya quelques années)- MySQL s’est lancé dans la réalisation d’un moteur transactionnel maison : Falcon. Démarrage poussif de ce dernier qui reste encore en Alpha et dont les progrès paraissent trop lents pour rassurer. On se demande même si il n’est pas gelé. Compétition en interne, on sent bien que les ingénieurs de Sun ont décidés de se la jouer “pro” contre les savants fous créatifs de la communauté (si je caricature). Ca remue je vous dis. Monty Widenius se lance dans Maria (un moteur de stockage myisam évolué), en sent bien qu’il est exclu, il ne tarde pas à quitter MySQL, et fonde récemment avec les excellentissimes Percona l’Open Database Alliance. Et patatras, voilà 6 mois, Oracle rachète Sun… Et c’est reparti pour un tour : pas de visibilité, pas de plan, l’inconnu.

drizzle

Drizzle

Et pourtant beaucoup de bonnes choses : malgré un silence insistant de 6 mois les ingénieurs de chez Sun sortent soudain une version 5.4 de MySQL qui, si l’on en croit les benchmarks, pulvérisent les performances de ses prédécesseurs. On commence aussi à comprendre la position de Sun concernant le marché : ils offrent des solutions packagés/optimisés hardware/serveur de données. Et puis Oracle, ni Sun, n’osent bouger : le moteur Maria est déjà devenu un projet opensource à part, Percona offre des releases de MySQL patchées et propose aujourd’hui son propre moteur stockage et son propre outil de backup basés sur InnoDB. Drizzle (là aussi des anciens de MySQL) apparaît (comme très prometteur). Bref au moindre mouvement la communauté risque de faire un fork, si ce n’est déjà le cas.

Enfin autour de ma petite fenêtre je vois bien que les projets opensource n’ont jamais eu autant de succès, je vois bien que MySQL pénètre chez des clients qui ne juraient jusqu’à présent que par Oracle ou DB2.

This entry was written by pablo, posted on September 11, 2009 at 5:38 am, filed under database, opensource and tagged , , , , , , , , , . Leave a comment or view the discussion at the permalink.


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